Lamartine est sans aucun doute plus connu en France comme poète
ou homme de lettres que comme homme politique. Pourtant c'est d'abord en cette
qualité qu'il est connu à Bergues !
Poussé par sa soeur qui a épousé le baron Coppens, seigneur d'Hondschoote,
Lamartine va se présenter à la députation en 1831. Battu à quelques voix près,
il s'enferme dans sa chambre de l'Hôtel de la Tête d'Or (aujourd'hui, le
"Lamartine") pour y écrire "l'Ode à Némésis",
en réponse à une attaque d'un journaliste dunkerquois.
Il se représente en 1833 et cette fois est élu.
En 1837, il brigue à nouveau
les suffrages Berguois mais se présente aussi à Macon, ville dont il est
originaire. Étant élu à Bergues et à Macon, il choisira ce dernier siège, au
grand dam des nombreux amis qui l'avaient fait élire en Flandre.
En mémoire de son passage, pour célébrer le
quatre-vingtième anniversaire de l'élection, de grandes fêtes sont
organisées le 21 septembre 1913.
A cette occasion, un buste d'Alphonse de Lamartine
sera enchâssé dans la façade de l'hôtel de ville et l'on édifiera un
nouveau géant processionnel,
l'électeur de Lamartine.
Au niveau des noms, on a toujours sur Bergues l'école Lamartine, la
rue Lamartine, le restaurant Le Lamartine et le géant processionnel,
l'électeur de Lamartine...